Le Cirque de AIN OUARKA

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Le Cirque de AIN OUARKA
Le Cirque de AIN OUARKA -NAAMA
Localisation sur carte topographique 1/500000
Occupant une superficie de 2350 hectares, le Cirque de AIN OUARKA
est situé au cœur des Monts des Ksours dans l’Atlas Saharien
occidental, le site qui fait partie de la Commune de Asla se trouve a une
distance de 60 km de Ain Sefra dans la wilaya de Naâma.
C’est un site d’importance international représentatif d’un type de
milieu extrêmement rare en Méditerranée et plus particulièrement en
Algérie outre sa renommée internationale en tant qu’énigme écologique
il est réputé pour certaines activités ancestrales de thermalisme et
d’exploitation traditionnelle du sel.
Sur le plan écologique, sept unités écologiques sont identifiées à Ain
Ouarka qui a la particularité de compter plusieurs associations végétales
à quelques dizaines de mètres de l’une de l’autre comme l’association
des halophytes de la cuvette gypso saline des Cosmophytes, elle même
dominée par l’association à Juniperus phoenicea.
On trouve également des groupements végétaux liés aux fissures, aux
roches, éboulis et aux alluvions caillouteux.
Du point de vue floristique, le cirque de AIN OUARKA est un excellent
biotope pour au moins deux espèces protégées au niveau national
Pistacia atlantica desf et Helianthemum lippi sérieusement
menacées de disparition. L’endémisme caractérise 23% de la flore
inventoriée, soit 15 espèces dont le champ d’extension serait limité au
Sud –Ouest Algérien.
Pour la faune, nous rencontrons des espèces protégées telles que le porcépic, le chacal doré et la Genette. On note également la présence de
l’Ecureuil de Barbarie, le Fouette queue, le Varan du désert, le Fennec
et l’Hyène tachetée. Sur le plan avifaunistique, pas moins de 19 espèces
sont recensées en oiseaux d’eau, de rapaces (Aigles royal et botté,
Faucon pèlerin) et des passereaux. Le plus remarquable serait la
présence des gazelles de l’Atlas et du Sahara, espèces vulnérables
classées sur la liste rouge de l’UICN.
Végétation
Sol nu
Localisation sur carte topographique 1/500000
CHOTT ECH CHERGUI (SAIDA)
Le Chott Ech Chergui est une zone de 855.500 hectares, riche en ressources en
eaux salées, saumâtres et thermales chaudes.
Représentatif de la région méditerranéenne, notamment en raison de la
diversification des habitats qu’il renferme, on y rencontre des halipedes, des
zones steppiques toujours vertes aux alentours du chott et des sebkhas
complètement dépourvues de végétation. A ces formations végétales s’ajoutent
les formations des zones humides où se rencontre une végétation purement
aquatique lacustre et paludicole.
La flore est représentée par les espèces endémiques suivantes : Euphorbia
guyoniana (endémique au Sahara), Holenackeria polyodon (endémique à
l’Afrique du Nord), Carum foetidum (endémique), Frankenia thymifolia
(endémique à l’Afrique du nord), Thymus ciliatus (endémique à l’Afrique du
Nord), Helianthemum apertum (endémique), Anacyclus cyrtolepidiodes
(endémique). On signale la présence de quatre espèces indigènes qui sont :
Tamarix boveana, Tamarix gallica, Pyrus gharbiana et Ziziphus lotus.
L’avifaune nicheuse est représentée par le Fuligule nyroca, la Sarcelle
marbrée (deux espèces classées vulnérables sur la liste rouge de l’UICN), le
Glaréole à collier, l’Echasse blanche et l’oedicnème. Le Chott est également
riche en ichtyofaune.
Végétation
Eau
Sol nu
Localisation sur carte topographique 1/500000
L’ensemble dunaire du Mazafran -Alger
Situé à l’extrême Ouest d’Alger, l’Oued Mazafran fait partie d’un ensemble
dunaire formant la frontière entre la Wilaya d’Alger et de Tipaza.
Administrativement, il est situé plus particulièrement au niveau de la commune de
Douaouda.
L’Oued est une zone humide à eau douce, dominée par des arbres faisant partie
d’une forêt saisonnièrement inondée, marais boisé sur sol inorganiques.
Occupant une superficie de 37 hectares, l’ensemble dunaire du Mazafran se
caractérise par la présence des espèces végétales suivantes : du Peuplier blanc,
l’Eucalyptus, le Pin d’Alep, le Tamarix et le Frêne.
Du point de vue faunistique, le site abrite une faune riche et diversifiée, on y
trouve le Lièvre, le Renard, le Sanglier, le Porc- épic , la Genette, le Chacal, la
Grenouille, le Crapaud, le Serpent d’eau, la Couleuvre, le Lézard, le Mulet, la
Carpe commune, l’Anguille, le Barbeau, le Canard colvert, le Goéland, le Ramier,
le Héron, le Garde- bœuf, le Cormoran, la Cigogne blanche, la Chouette, le Hibou,
etc.
Végétation
Bâtis
Eau
Sol nu
Aulnaies de Ain Khiar -EL Tarf
S’étendant une superficie de 170 hectares, le site est le milieu
caractéristique du Parc National d’El Kala, extrêmement rare
ailleurs en Algérie. L’Aulnaie est caractérisée par la similarité de
l’avifaune et sa composition végétale à base de Fraxinus aulnus,
Alnus glutinosa, Glutinosa populus, et Salix sp., et une strate
arborée exigente en humidité.
Localisation sur carte topographique 1/200000
L’Aulnaie de Ain Khiar qui se situe entre le cordon dunaire
littoral et la plaine agricole d’El Tarf, en recevant, en hiver les
eaux des crues de l’Oued El Kebir qui draine toute la région, se
transforme en zone marécageuse. Ce petit écosystème, fragile et
original, est très dépendant des interventions de l’homme en
amont sur les dunes et, en aval, sur les plaines, ou les rives des
lacs, là où se développe une agriculture spéculative qui grignote
petit à petit le territoire de ce havre de biodiversité.
Du point de vue floristique, l’Aulnaie de Ain Khiar abrite une
flore représentée par une végétation caractérisée par la présence
de Fraxinus sp, Aulnus glutina, Populis sp, une strate arborée
dont le caractère principal est son exigence en humidité. Les
arbres composant l’Aulnaie sont essentiellement des
caducifoliés, d’une hauteur pouvant atteindre 20 m en moyenne.
Leur recouvrement au sol, très important, peut atteindre 100%
en certains endroits, avec une valeur moyenne de 80%.
Du point de vue faunistique, l’Aulnaie de Ain Khiar abrite une
avifaune caractéristique de ce type de milieu, sa localisation au
sein d’un milieu forestier dégradé lui confère un rôle important
pour l’avifaune. La richesse spécifique de l’avifaune est estimée
à 42 espèces. Ce milieu forestier est un de ceux qui compte le
plus de rapaces et d’espèces avinaustiques de grande taille mais
également les Ardéidés.
Végétation
Eau
LAC TONGA (1983)
Classée en 1983 comme un site d’importance internationale, la réserve naturelle du Lac Tonga est
située dans la Wilaya d’El –Tarf. Elle s’étend sur une superficie de 2700 ha.
Elle constitue un lieu d’habitats des oiseaux d’eau. Ce site a fait l’objet d’actions anthropiques
d’assèchement au profit de pratiques agricoles. Cependant il a pu retrouver sa vocation de milieu
naturel.
Lacs Mellah et Bleu (El Garâa El Melha et El Garâa Ezzergua) (Wilaya d’El Tarf)
De forme ovoïde et d’une superficie de 2257 hectares, le grand axe orienté Nord Ouest, El
Melah est une lagune d’une profondeur maximale de 6 m reliée à la mer par un chenal
artificiel long de 900m. Oued El Aroug qui se jette au Sud du lac sous forme d’un delta forme
des milieux saumâtres de Salicornes et de Joncs et inonde une ripisylve de frêne (Fraxinus
angustifolia). Le lac Bleu, situé sur la berge –Est du Mellah, est une dépression interdunaire
d’eau douce alimentée par la remontée de la nappe phréatique et des eaux de pluies qui
s’infiltrent à travers les sables des dunes qui l’entourent.
Localisation sur carte topographique 1/200000
Le Lac Oubeira - El Tarf
S’étendant sur une superficie de 20. 000 hectares, le Lac Oubeira se situe à 3 Km à l’Ouest de
la ville d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf.
C’est une zone humide d’importance internationale rare dans la région méditerranéenne.
Le Lac Oubeira abrite plus de 20.000 oiseaux d’eau hivernants, et abrite plus de 1% des
populations de Fuligules morillon. Le site présente une organisation spatiale typique d’une
végétation en ceintures dont la plus grande partie est colonisée par des herbiers flottants.
Considéré comme un site d’hivernage par excellence, c’est également un lieu de nidification pour
plusieurs espèces d’oiseaux. On note la nidification du Blongios nain, de la Taléve sultan, de la
Rousserolle turtoïde, du Butor étoilé et du Busard des roseaux et la présence du balbuzard
pêcheurs qui vient chasser ici.
C’est la station unique pour deux espèces rares, la châtaigne d’eau et le nénuphar jaune.
Les hivernants sont représentés par l’Erismature à tête blanche, la Grande aigrette, la Spatule
blanche, l’Oie cendrée, le Grand cormoran, la Grue cendrée, l’Avocette élégante,et de façon
irrégulière, l’Ibis falcinelle et le Flamand rose. Le site abrite 28 espèces d’Odonates dont Anax
imperator, Hemianax ephippiger, Orthetrum cancellatum, Acisoma panorpoides
ascalaphoides,etc..
Le Lac a subi plusieurs menaces dont, l’introduction des espèces (carpe chinoise herbivore),
l’extension d’une agriculture spéculative autour du lac, à base d’arachides de pastèque et de
melon et le déversement des eaux usées provenant du village.
Le Lac est classé réserve intégrale au sein du parc national d’El Kala inscrit lui-même comme
réserve de la biosphère.
La flore du lac Bleu, composée essentiellement d’une ceinture de végétation émergente qui
occupe le pourtour du site, est constituée de Phragmites australia et au centre de Nymphaea
alba.
Les zones à forte salinité au Nord du Mellah, à proximité du chenal, hébergent quelques
herbiers à Zostera moltii ainsi que des phodophycées, algues typiquement marines. La
végétation immergée est constituée principalement par des espèces du genre myriophyllum.
Les rives extrêmement réduites permettent à une végétation ligneuse composée de maquis de
Pistacia lentiscus, de Myrtus communis, de Calycotome villosa , de Cistus salvifolius, de
Quercus coccifera, de Quercus suber et Quercus faginea de s’installer très prés de la limite
des eaux. Sur la rive Ouest, s’élèvent des massifs de Chêne liège (Quercus suber) avec un
cortège de végétation allant jusqu’à 2 ou 3 mètres de la limite des eaux. Un groupement de
Pin d’Alep (Pinus halepensis) est situé au Nord –Ouest du mellah sur des sables et des argiles
laguno- marins. On distingue également un ensemble très varié de groupements végétaux,
suberaie pure, cocciferaie pure, mélange de chêne liège et de chêne kermès avec une
prédominance de chêne liège et le mélange de ces deux espèces avec la bruyère (Erica
arboréa).
La flore algale abondante est surtout représentée par Ruppia cirrhosa et, dans une moindre
mesure, par Potamogeton pectinatus.
Du point de vue faunistique, 200 espèces de phytoplancton ont été identifiées et 47 espèces de
zooplancton. En outre, le Mellah et sa périphérie font l’objet d’une importante fréquentation
faunique grâce à une végétation dense, par des mammifères, comme le chacal (Canis aureus),
le renard (Vulpes vulpes), la Genette (Genetta genetta) et la mangouste(Herpestes ichneumon),
et le sanglier (Sus scrofa). Les eaux du lac hébergent un peuplement piscicole relativement
diversifié composé d’une quinzaine d’espèces dont l’anguille (Anguilla anguilla), la sole
(Solea vulgaris), le loup (Dicentrachus labrax), cinq espèces de mulets (Mugil cephalus,
Mugil saliens, Liza aurata, Liza ramada et Chelon labrosus) qui font l’objet d’une
exploitation extensive, surtout pour l’anguille. Un riche peuplement d’invertébrés benthiques
constitué d’annélides et de mollusques bivalves, faisant de Mellah la principale zone de
production d’huître et de moules d’Algérie.
L’avifaune est formée de Tadorna tadorna, Fulica atra, Anas penelope, Aythya fuligula,
Aythya ferina.
Végétation
Eau
Sol nu
Localisation sur carte topographique 1/200000
Les dunes de Zemmouri (Boumerdès)
Occupant une superficie de 1000 ha, les dunes de Zemmouri se situent dans la wilaya de
Boumerdès, et s’étendent de Zemmouri El Bahri à Mandoura vers Oued Isser à l’Est, vers
Cap-Djinet.
La végétation naturelle de ce site est formée de bosquets de Pin d’Alep et de touffes de
pistachiers. Dans le bas fond, on retrouve l’Eucalyptus.
On y retrouve également le Pin maritime, Genévrier rouge, Chêne kermès, Chêne vert,
Tamarix, Arbrucium, Lentisque, Genevrier oxycèdre, Calycotum,, Smilax, Agave, Rétam,
plus une quarantaine d’espèces herbacées du cordon dunaire (Silène, Lotus, Salsola,
Calli,..).
La richesse floristique de ce système dunaire, la structuration des phytocénoses, leur bon
état de conservation, la netteté de la zonation sans parler de la qualité paysagère de
l’ensemble confèrent à ce système dunaire une valeur biologique patrimoniale unique dans
le bassin méditerranéen.
Les espèces dominantes existantes sont le Sanglier, la Belette, le Porc-épic, le lièvre, le
Lapin, la Mouette, le Goéland, la Caille, le Canard colvert, les Tortues, le Canard siffleur,
le Grand cormoran, le Martin pêcheur, etc.
Eau
Végétation
Sol nu
Bâtis
Oasis de Moghrar et de Tiout ( Nâama)
Localisation sur carte topographique 1/200000
Occupant une superficie de 195.500 hectares, les Oasis de Moghrar font
partie de la commune de Moghrar, l’Oasis de Tiout se situe à 10 Km à
l’Est de la ville de Ain Sefra, en prolongement de la route nationale n°47
et fait partie de la commune de Tiout, Daira de Ain Sefra.
Les Oasis de Moghrar et Tiout sont les seules oasis se trouvant sur le
territoire de la wilaya de Naama, de ce fait, elles présentent des
caractéristiques uniques. Elles renferment des variétés locales de palmier –
dattier d’excellente qualité, Feggous et Aghrass, dont les qualités
naturelles de conservation sont également rares. L’existence des foggaras,
système ancien d’alimentation et de distribution, datant d’au moins le 11
siècle, en fait un site représentatif au niveau méditerranéen et même au de
là de la région. En outre, le système de fouggaras est unique en son genre,
surtout que dans ses oasis il est à son dernier stade de conservation en
raison de l’assèchement de la nappe initiale qui l’alimentait de manière
naturelle. Pour préserver cet excellent ouvrage, les habitants et les services
des eaux ont fait appel à un forage qui utilise les canalisations, canaux,
rigoles et bassins de l’ancienne fouggara.
Les Oasis de Moghrar ont su préserver deux variétés locales de palmier
qui, aujourd’hui, n’existent guère plus qu’ici. Il s’agit de Feggous et
Aghrass.
Le site est la zone refuge pour les gazelles et l’Outarde houbara.
Selon les gravures et les peintures rupestres, la faune sauvage abondait ici,
l’antilope bubale, la gazelle, l’antilope addax. Les abeilles étaient connues,
le miel était aussi important et utilisé grâce au savoir- faire des habitants
de Moghrar.
Végétation
Sol nu
Localisation sur carte topographique 1/500000
La Tourbière du Lac NOIR -EL TARF
La Tourbière du Lac Noir est située sur le chemin de wilaya n° 109 reliant
les villes de Annaba et El Kala distantes de 80 Km l’une de l’autre. Elle fait
partie de la commune de Berrihane, de la daira de Bouteldja et de wilaya
d’El Tarf et se localise dans le complexe des zones humides d’El Kala. Il
s’agit d’un ancien lac asséché accidentellement par deux actions conjuguées
liées à l’ouverture d’un forage important, à proximité du site. Depuis,
seule reste la tourbière sous –jacente qui, aujourd’hui, a remplacé l’ancien
site considéré comme la deuxième station où l’on recensait le nénuphars
jaunes.
Le Lac noir était recouvert, avant son assèchement, par de très beaux îlots de
nénuphars jaunes espèces rencontrées uniquement dans l’embouchure de
l’oued Messida alimentant le Lac Oubeira. Il était également entouré par une
forêt très dense de chêne liège qui protégeait le lac et sa richesse spécifique.
Le sol de la Tourbière du Lac Noir contient une flore riche ainsi qu’une eau
en bonne qualité, surtout en profondeur, ce qui favorise l’accumulation d’une
litière peu dégradée, aboutissant à la formation d’un sol tourbeux.
Du point de vue floristique, on rencontre 18 familles de plantes supérieures
ainsi que des ptéridophytes (Graminées, Bétulacées, Fagacées, Typhocées,
Poodiacées,
Rosacées,
Cupréssacées,
Myricacées,
Cypéracées,
Polygonacées, Rubiacées, Lilliacées, Malvacées, Papillionnacées,
Rymphacées, Urticacées, Labiacées, Mimosacées).
Du point de vue faunistique, le site est fréquenté par des espèces
intéressantes comme le Cerf de Barbarie (Cervus elaphus barbarus), la
Genette (Genetta genetta), la Mangouste (Herpestes ichneumon) et la Hyène
rayée (Hyena hyena).
.
Eau
Végétation
Sol nu
Chott Melghir -El oued
Localisation sur carte topographique 1/500000
Situé en zone aride steppique et d’une superficie de 551.500 hectares, le
Chott Melghir est représentatif de la région méditerranéenne, notamment en
raison de la diversification des habitats qu’il renferme. On y rencontre des
halipedes, des zones steppiques toujours vertes aux alentours du chott et, au
centre, des sebkhas saturées en sel, complètement dépourvues de végétation
et des formations des zones humides avec une végétation purement
aquatique, lacustre et paludicole.
La flore est caractérisée par la dominance de l’élément saharien avec 36
espèces sur 72 recensées et les sahariennes strictes avec 27 espèces, parmi
lesquelles l’élément saharo-sindien comptabilise 13 espèces. L’élément
méditerranéen est secondaire avec 17 espèces. Le nombre d’endémiques
s’élève à 14 espèces, six distribution assez restreinte, confirmée en Algérie
ou sur deux pays maghrébins limitrophes. Les plus remarquables, Fagonia
microphylla et Oudneya africana, sont recensées uniquement en territoire
algérien. Zygophyllum cornutum, Limoniastrum feii se retrouvent également
dans un des deux pays voisins, mais la ditribution reste néanmoins
suffisamment restreinte. Enfin, Ammosperma cinerea se localise
uniquement dans le sud algérien.
La faune, ne semble pas être riche en espèces, l’hyène, peu courant
observée un peu partout. Pour l’avifaune les quelques recensements font
ressortir son importance dans l’accueil de deux espèces intéressantes, la
sarcelle marbrée, observée en mars 2000 en faible proportion et la tadorne
casarca.
Végétation
Sel
Sol nu
La sebkha d’oran
La sebkha d’oran constitue l’une des plus importantes zones humides du nord de l’Algérie. La grande sebkha
d’Oran, comme toutes les dépressions endoréiques, est un lieu d’intense évaporation et de forte activité éolienne.
Son volume d’eau varie selon les saisons. En effet, les images de l’été (1987 et 2004) montrent que le bassin est à
sec, dominé par la présence des sels (teintes blanches).
L’image du printemps 2002, contraste par rapport à celles de 1987 et 2004, par la présence d’une tranche d’eau
représentée par les teintes bleues, qui se cantonne dans la partie nord de la dépression. Ceci est en relation avec une
bathymétrie du bassin excentrée vers le nord.
Les images multidates montrent que l’activité agricole est conséquente au printemps 2002 (teintes rouges) et l’est
moins en été (1987 et 2004).
En effet, les images de 1987 et 2004 de la plaine de la M’leta (Sud de la sebkha) montrent une très faible activité
agricole marquée par des teintes blanches. Ces teintes blanches observées sur les images occupent la totalité de la
superficie de la plaine, qui indiquent que les sols sont dominés par la présence de sels.
Cette forte salinité de sols de la M’leta est due à un drainage par un réseau hydrographique fortement influencé par
une géologie riche en sels en amont de la plaine (Mont de Tessala).
Quant à la plaine de Misserghine – brédéah, située au nord de la sebkha, elle reste dominée par des cultures
maraîchères et arboricoles visibles avec des teintes rouges, malgré leurs faibles dimensions, sur l’image de 2002 et
même sur celles des étés de 1987 et 2004.
En amont de cette plaine, au nord de la ville de Brédéah, on aperçoit le massif forestier de msila (djebel murdjadjo),
caractérisé par des teintes marrons.
L’infrastructure de l’aéroport International Es-Senia-Oran est très bien caractérisée sur l’ensemble des images, et
les teintes marrons claires qui correspondent à des parcours de végétation halophile se trouvant à l’intérieur de cette
infrastructure aéroportuaire. Le même type de tapis végétal se trouve aussi au niveau de l’aéroport de Tafraoui au
Sud-Est de la sebkha d’oran.
Zone Humide / Sebkha d’Oran : Étude Diachronique
Localisation sur carte topographique 1/500000
La Sedkha d’Oran
La Sebkha d’Oran s’étend au Sud de la ville d’Oran. Il
s’agit d’une dépression fermée occupant une superficie
de 56 870 ha, limitée au Nord par le massif du Mordjadjo
dont l’altitude maximale est de 589m, et ,au Sud, par le
massif de Tessala dont l’altitude maximale est de 1061m.
Alimentée par les eaux de ruissellement du bassin
hydrographique, l’eau de la sebkha est toutefois salée.
La grande Sebkha est formée par une mince pellicule
d’eau dont l’intérieur est dépourvu de végétation. Autour
de la Sebkha subsiste une végétation halophile composée
de Sueda sp., de Juncus sp., et de petites touffes de
Chamaerops humilis, quelques rares spécimens de
tamaris se trouvent près des rives.
L’une des caractéristiques de la Grande Sebkha est la
présence du Flamant rose et de la tadorne de Belon en
nombre important. De nombreuses espèces migratrices
qui empruntent la voie Ouest de Gibraltar font escale dans
les zones humides de l’Ouest Oranais et, particulièrement,
celles qui affectionnent les zones humides de très faible
profondeur comme, les limicoles, les grues et les flamants
roses.
Végétation
Sel
Sol nu
Végétation
Sel
Sol nu
Végétation
Sel
Sol nu
Localisation sur carte topographique 1/500000
Le Lac Fetzara - Annaba
Occupant une superficie de 20. 680 hectares, le Lac se situe à 18 Km au
Sud-Ouest de la ville d’Annaba et à 14 Km de la mer. Il s’allonge dans
le sens Est-Ouest sur 17 Km de long et sur 13 Km de large. Il est limité
au Nord par le massif de l’Edough, par les collines de Ain Berda au Sud
et les cordons dunaires situés à l’Est et à l’Ouest.
Les eaux du Lac Fetzara sont collectées à partir des Oueds El Hout, El
Mellah et Zied ainsi que celles qui se déversent le long des pentes
périphériques.
Le plan d’eau libre, dont l’eau douce est relativement temporaire, selon
l’intensité de la saison
des pluies dont il dépend presque exclusivement, est généralement d’une
étendue de plus de 5800 hectares, auxquelles se rajoutent plusieurs
milliers hectares de terres inondables en raison hivernale constituant
ainsi de vastes prairies humides.
Plusieurs milieux caractérisent le Lac Fetzara, parmi eux existe un
groupement naturel constitué de chêne liège et d’olivier et un
groupement artificiel de plantation de Pin maritime et d’Eucalyptus.
Vient ensuite une strate arbustive composée de genêts et d’oléastre, une
strate herbacée et, enfin, une végétation palustre diversifiée constituée
principalement de roseaux, de massettes ou typha sp., de joncs et une
végétation aquatique assez importante.
Le Lac de Fetzara constitue un site très important pour l’accueil des
oiseaux hivernants, principalement les Oies cendrés et les Foulques. Il
constitue la zone de gagnage pour les Anatidés et Foulques, il accueille
en hiver plus de 30.000 oiseaux d’eau annuellement.
Eau
Végétation
Sol nu
Bâtis
Localisation sur carte topographique 1/500000
Le Chott Zahrez Chergui - Djelfa
Le Chott et la Sebkha sont une vaste dépression endoréique due à une topographie favorisant
l’accumulation des eaux provenant de plusieurs oueds : (Oueds mellah, Zoubia et Hadjia). Il
font partie d’un système plus étendu composé des grands chotts des hautes plaines steppiques,
là où convergent les eaux provenant de l’Atlas Saharien au Sud et l’Atlas Tellien au Nord.
Le site appartient phytogépgraphiquement au domaine maghrébin steppique.
Le site est caractérisé par des espèces endémiques dont Herniaria mauritanica, Cordylocarpus
muricatus et Zygophyllum cornutum endémiques maghrébines avec une localisation située
essentiellement en territoire algérien. Les espèces rares tel que : Avena bomoides, Hordeum
maritimum, Juncus bufonius, Launaea resedifolia, Polygonum equisetiforme, Reaumuria
vermiculata..
La faune du site se caractérise par l’existence de la gazelle de montagne, de l’Outarde houbara
et de la Sarcelle marbrée.
Eau
Végétation
Sol nu
Sable